jeudi 5 janvier 2012

Securité routiere : on ne change pas une politique qui perd!


Securité routiere : on ne change pas une politique qui perd!



Claude Guéantministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration
 &
Michèle Merli :  déléguée interministérielle à la Sécurité routière.
 





*Courteligne : Toute ressemblance avec un littérateur français serait purement fortuite .
Sécurité routiére : Une politique irréprochable.
 Les judicieux conseils de Brigitte Simonetta

"La Sécurité Routière et la prévention routière sont des choses sérieuses, elles doivent justement être traités avec sérieux, et non pas avec des a priori rudimentaires."

dimanche 14 août 2011

La crise selon Alain Minc : tous responsables sauf l’Europe.


Écoutons Alain Minc -dans le JDD du 7 août 2011- nous expliquer la crise actuelle : « un coup de folie dû à l’irrationalité des investisseurs, l’inconséquence des banques et l’inculture des agences de notations ». Ouf ! Avec de tels acteurs, il est permis de se demander comment l’économie - bien que chancelante- n’est pas encore tombée. Ce sont les partenaires d’Alain Minc, chefs d’entreprises ou banquiers, des différents conseils d’administration où il siège qui vont apprécier. Le salut -pour celui que l’on prenait pour un libéral - doit venir  des politiques français avec la « règle d’or » et des gouvernants européens avec l’intégration économique complète de l’Europe. La vision est grandiose : « si l’Italie saute, l’Allemagne saute, l’Europe aussi et le monde enfin ».
 Le raisonnement est rudimentaire : si cela va bien c’est grâce à l’Europe, si cela va mal il faut plus d’Europe.
 Rien n’est dit par notre expert visionnaire sur les fondamentaux différents de pays comme la Grèce, l’Italie voir la France et de pays comme l’Allemagne. Aucune analyse sérieuse de l’Europe ne nous est proposée. L’union politique est pourtant une chose, l’union économique une autre, l’union monétaire une troisième. Les trois ne sont pas toujours compatibles.
Il est frappant de constater que quasiment tous les discours de nos responsables politiques sur l’Europe porte uniquement sur les supposés inconvénients matériels que l’électeur subirait de «moins d’Europe».
Le taux de croissance économique de la France est de zéro, la désindustrialisation se poursuit non pas en raison de la mondialisation mais des conditions politiques et économiques avec lesquelles nous l’abordons, c’est à dire sans la maîtrise de nos protections douanières, de nos protections fiscales (TVA), de notre politique économique (toujours suspecte à la Commision d’entrave à la concurrence).
Le mal est profond. Tout entreprise qui s’internationalise vraiment peut y trouver l’avantage d’une délocalisation dans des pays à moindres coûts salariaux. Nous n’arrêtons pas de répéter libre concurrence, mondialisation, alors que la chine pratique une politique de dévaluation compétitive systématique, que les États-Unis sont très sourcilleux sur leur protection douanière.
Si les résultats économiques étaient là, il faudrait -sur ce sujet au moins- donner raison aux tenants d’une politique du « tout Europe ». Malheureusement la France qui dans les trente à quarante glorieuses d’après guerre se classait à la tête du le peloton de tête des pays développés est maintenant un « traînard » du peloton de queue de ce même groupe de pays.
L’Europe doit être construite sur d’autres bases : écarter le dogme monétaire, consentir à des abandons de souveraineté mais exactement précisés et non pas livrés à une doctrine dite de « subsidiarité » qui n’offre aucun critère sérieux pour savoir ce qu’il faut retenir et ce qu’il faut partager en termes de souveraineté. La subsidiarité conduit à une véritable politique du chien crevé au fil de l’eau, aujourd’hui une politique européenne au fil de la crise des marchés.


Belkine

samedi 2 juillet 2011

La République des petits


LeFigaro.fr nous rapporte les propos d’un « fidèle du chef de l’état » : « Ce n'est pas parce que Nafissatou Diallo n'est pas crédible à cause de son passé que les faits n'ont pas eu lieu». Autrement dit, il faut montrer que l’on est innocent - partout et toujours -sous peine d’être suspect au gouvernement.

Dans cet exercice de mise à mort politique et médiatique, Bernard Debré - parmi pourtant de nombreux talents concurrents - mérite sans doute une palme. Après avoir dit « Vous avez sali votre pays. Ce que je vous souhaite c'est maintenant de vous soigner, il existe des médicaments pour les délinquants sexuels ». Bernard Debré présente aujourd’hui « ses excuses » à la lumière des révélations du Procureur, mais cela pour mieux continuer à accuser en se faisant le porteur de tous les ragots et de toutes les rumeurs.

Bernard Debré dans un mouvement fier du menton n’hésite pas à recourir à un cliché : « Les Français jugeront ». Belkine voudrait savoir où et quand les Français pourront juger DSK  puisque le plus clair de cette histoire, c’est que DSK sera dans l’impossibilité de présenter valablement sa candidature aux primaires socialistes. Il est vrai que la classe politique et les médias ont déjà jugé DSK. Quant à Bernard Debré, les Amboisiens l’ont déjà jugé en 2001, année où il a perdu définitivement la mairie de papa.

Bernard Debré commente les tests ADN suggérant que Dominique Strauss-Kahn a eu un rapport sexuel avec Nafissatou Diallo : "Est-ce que les Français sont capables d'accepter quelqu'un qui a une vie… ça ne me regarde pas…". Ça ne me regarde pas, mais j’en parle à toute la France ! Et si nous comprenons bien l’ineffable urologue, il serait déshonorant d’avoir un rapport sexuel avec une femme de chambre noire.
Vous avez dit racisme ? Élitisme social ?


Peut-on aller plus loin dans la bassesse ?



Belkine

mercredi 1 juin 2011

L'occasion fait le larron

Les héros du jour :

Barack Obama : Président américain.
Nicolas Sarkozy : abandonne ses habits de chef de guerre pour orchestrer les réactions de la classe politique française et de quelques journalistes à propos de l'affaire DSK.
Dominique Strauss Kahn : Un accusé, présumé coupable avec circonstances aggravantes.
Le choeur, composé d'Eva Joly, Christophe Barbier, Franz Olivier Giesbert, Ségolène Royale, Marine Le Pen et François Fillon










Pierre et Quentin

La république des petits

http://www.belkine.fr/2011/05/affaire-dsk-fillon-sarkozy.html




mardi 17 mai 2011

A qui profite le crime?

Cui bono?

Belkine, comme peut être vous même, a été étonné de deux choses dans l’affaire Strauss Kahn :
- La célérité, l’efficacité et le parti pris de la police américaine puis de la juge américaine,
- De l’extrême discrétion dans un premier temps du gouvernement Sarkozy plus prompt en d’autres occasions à défendre, à tort ou à raisons, les citoyens français aux prises avec des juridictions étrangères comme dans l’affaire Cassez par exemple. Cela contraste avec la prise de positions de la chancelière Angela Merkel -chef du gouvernement allemand- qui a appelé au respect de la présomption d’innocence concernant le Président français du FMI : Dominique Strauss-Kahn. Le gouvernement s’était contenté de la déclaration lénifiante d’un sous-fifre appelant à faire confiance à la justice américaine.

Aujourd’hui, mardi 17 mai, François Fillon en service commandé et muni du précieux sauf-conduit que représente la décision de la juge du maintien en détention de DSK commente : « si les faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn étaient avérés, nous serions en présence d'un acte très grave qui n'appelle aucune excuse ». Tout le monde pourra constater à l’écoute de ces paroles que Fillon se substitue à la justice en décidant qu’un crime, encore à prouver et à préciser, ne mérite aucune excuse. D’aucuns à l’esprit un peu suspicieux pourraient aussi y voir un encouragement donné à la police et à la justice américaine -et ils pourrait alors se poser la question de savoir depuis combien de temps- de continuer leurs pratiques stupéfiantes dans la chasse à l’homme qu’elles ont engagée.

Lecteur perspicace, tu as tout compris, sinon n’hésite pas à intervenir sur mon blog.

Belkine